En bref : l’assimilation à la communauté française est la condition qui vérifie que vous connaissez la langue, l’histoire et la société françaises, et que vous adhérez aux valeurs de la République.
Elle est posée par l’article 21-24 du Code civil : nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française. Le texte vise la connaissance de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société françaises, celle des droits et devoirs liés à la nationalité, et l’adhésion aux principes et aux valeurs de la République.
Le mot fait parfois peur. Il ne vous demande pas d’oublier votre culture d’origine. Il mesure votre intégration dans la vie française, à partir de preuves écrites et d’un entretien.
Comment l’assimilation est vérifiée
Depuis le 1er janvier 2026, la preuve se fait en plusieurs étapes, et les deux premières doivent être réglées avant le dépôt :
- le niveau B2 en français, prouvé par un diplôme ou par un test agréé
- la réussite à l’examen civique, dont l’attestation se joint au dossier
- l’entretien en préfecture, qui contrôle votre adhésion aux principes et valeurs décrits dans la charte des droits et devoirs du citoyen français
À la fin de l’entretien, vous signez cette charte. Une absence non justifiée à l’entretien peut entraîner le classement sans suite de votre demande.
Un défaut d’assimilation a des conséquences lourdes. La circulaire du ministre de l’Intérieur du 2 mai 2025 demande aux préfets de déclarer la demande irrecevable quand des éléments révèlent ce défaut. Le dossier s’arrête là, et il faudra en déposer un nouveau plus tard.
À quel moment vous le rencontrez
Bien avant le dépôt, quand vous passez votre test de français et votre examen civique. Puis, plusieurs mois après le dépôt, lors de l’entretien de naturalisation en préfecture, qui reste le moment où l’agent se fait son opinion sur vous.
Ce qu’il faut faire
Préparez l’entretien comme une vraie conversation sur votre vie en France. L’agent veut entendre comment vous vivez ici et pourquoi vous voulez devenir français. Il peut aussi vous demander ce que représentent pour vous la laïcité ou l’égalité entre les femmes et les hommes. Lisez le livret du citoyen publié par le ministère de l’Intérieur, qui présente les connaissances et les valeurs attendues.
Pour vous entraîner à voix haute, notre pack examen civique contient une simulation d’entretien.
Questions fréquentes
Faut-il renoncer à sa nationalité d’origine pour être assimilé ?
Non. La France accepte la double nationalité, et l’assimilation porte sur votre intégration en France. Vérifiez en revanche la loi de votre pays d’origine, car certains États retirent leur nationalité à ceux qui en prennent une autre.
Que se passe-t-il si l’agent estime que je ne suis pas assimilé ?
La circulaire du 2 mai 2025 prévoit une décision d’irrecevabilité quand des éléments révèlent un défaut d’assimilation. Vous pouvez contester cette décision, d’abord par un recours administratif préalable, puis devant le juge. Un avocat peut vous aider à mesurer vos chances.
L’examen civique suffit-il à prouver l’assimilation ?
Non, il n’en est qu’une partie. Service-public.gouv.fr indique que l’assimilation se vérifie par la réussite à l’examen civique et par l’entretien en préfecture. Le niveau B2 en français est exigé en plus.
Termes liés
- Examen civique : le QCM à réussir avant le dépôt.
- Entretien d’assimilation : l’échange en préfecture pendant l’instruction.
- Charte des droits et devoirs du citoyen français : le texte que vous signez à la fin de l’entretien.
- Irrecevabilité : la décision prise en cas de défaut d’assimilation.