Étape 3 sur 6 · Examen civique

Examen civique de naturalisation : le guide 2026

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Guide indépendant, non affilié à l'administration

Quarante questions, quarante-cinq minutes, et pas plus de huit erreurs autorisées. Depuis le 1er janvier 2026, c’est le passage obligé avant de déposer une demande de naturalisation.

Rassurez-vous quand même. L’examen ne cherche pas à vous coincer sur des détails obscurs. Il vérifie que vous connaissez le pays dans lequel vous vivez déjà. Encore faut-il savoir ce qu’il contient, et surtout où les candidats perdent leurs points.

Ce guide fait le tour complet. Chaque partie renvoie vers une page détaillée si vous voulez creuser.

Le résumé en 30 secondes

  • QCM sur ordinateur ou tablette, dans un centre agréé
  • 40 questions : 28 de connaissances, 12 mises en situation
  • 45 minutes maximum
  • Réussite à partir de 32 bonnes réponses sur 40
  • À réussir avant de déposer votre demande
  • Attestation sans date d’expiration

Qui doit passer l’examen civique ?

Trois démarches sont concernées : la naturalisation (ou la réintégration) par décret, la première carte de séjour pluriannuelle et la première carte de résident. Si vous êtes dans l’un de ces cas, il vous faut l’attestation avant de déposer le dossier.

L’examen n’est pas demandé pour le renouvellement d’une carte de séjour ou d’une carte de résident. Ni pour la nationalité par déclaration, par exemple après un mariage avec un Français ou une Française. Attention si vous êtes réfugié : vous êtes dispensé de l’examen pour votre titre de séjour, mais pas pour la naturalisation.

Un problème de santé ou un handicap peut ouvrir droit à une dispense ou à un aménagement, sur certificat médical. Tous les cas sont détaillés dans notre page sur les dispenses de l’examen civique.

Vous visez une carte de résident plutôt que la naturalisation ? L’épreuve a la même forme, mais la liste des questions et le niveau de français exigé changent. On l’explique dans l’examen civique pour la carte de résident.

Comment se passe l’épreuve

Le jour J, vous êtes devant un écran, dans un centre agréé. Les quarante questions défilent, chacune avec quatre réponses possibles et une seule bonne. Une bonne réponse vaut un point. Une erreur ou une case vide vaut zéro, alors répondez à tout, même quand vous hésitez.

Les 28 questions de connaissances sont tirées d’une liste publiée à l’avance par le ministère de l’Intérieur. Les 12 mises en situation, elles, ne sont pas publiées. Toute la difficulté est là, on y revient plus bas.

Il faut 32 bonnes réponses. Pas 31.

Pour le détail de ce qui peut tomber, voyez le programme officiel de l’examen civique.

Les cinq thèmes du programme

Le programme est découpé en cinq blocs. Aucun n’est facultatif, et le jour de l’examen les questions arrivent mélangées.

L’histoire fait peur à beaucoup de candidats. Souvent à tort, parce qu’une poignée de dates revient sans arrêt d’une session à l’autre et qu’on peut les apprendre en une soirée. On les a réunies dans les dates à connaître pour l’examen civique.

Les mises en situation, là où se jouent les points

Douze questions sur quarante décrivent une scène de la vie courante : au travail, à l’école de vos enfants, au guichet d’une administration. Vous devez choisir la bonne réaction parmi quatre.

Impossible de les apprendre par cœur, puisqu’elles ne sont pas publiées. Mais elles ne tombent pas du ciel non plus. La bonne réponse découle toujours d’un principe du programme, donc si vous maîtrisez les cinq thèmes, vous avez de quoi raisonner. Le vrai risque, c’est de répondre avec le réflexe de votre pays d’origine plutôt qu’avec la règle française.

On a corrigé et expliqué des exemples dans les mises en situation de l’examen civique.

Inscription, prix et résultat

Vous vous inscrivez directement auprès d’un centre agréé. Les deux réseaux principaux sont France Éducation international, dont les centres TCF peuvent obtenir l’agrément pour l’examen civique, et la CCI Paris Île-de-France. Gardez votre numéro AGDREF sous la main, il est demandé à l’inscription.

Le prix n’est pas fixé par l’État : chaque centre fixe le sien, entre 60 et 80 € selon le ministère de l’Intérieur. Comparez avant de réserver, avec notre page sur le prix de l’examen civique et la carte des centres d’examen.

Le résultat arrive dans les heures qui suivent l’épreuve, avec une attestation en PDF munie d’un QR code. Elle n’expire pas, à la différence de l’attestation du TCF qui ne vaut que deux ans. Et en cas d’échec, vous pouvez repasser l’examen autant de fois qu’il le faut. Tout est expliqué dans résultat et attestation de l’examen civique.

Comment le préparer sans y passer des mois

Le conseil qu’on donne à tout le monde : ne commencez pas par relire des fiches. Commencez par un examen blanc, à froid. En 45 minutes, vous saurez où vous en êtes et quels thèmes vous coûtent des points.

  1. Faites un examen blanc gratuit pour mesurer votre niveau de départ.
  2. Révisez d’abord les thèmes où vous avez fait le plus d’erreurs, avec la liste officielle des questions.
  3. Entraînez-vous sur des mises en situation, puisque ce sont les seules questions qu’on ne peut pas apprendre.
  4. Refaites des examens blancs jusqu’à dépasser 32 bonnes réponses plusieurs fois de suite.

Le ministère publie des fiches gratuites, et elles suffisent pour comprendre le programme. Ce qui manque à la plupart des candidats, c’est l’entraînement dans les conditions de l’épreuve, chrono compris.

C’est pour ça qu’on a construit le Pack examen civique : 50 examens blancs au format officiel, chaque réponse expliquée, et une simulation de l’entretien en préfecture. 9,90 €, payés une seule fois.

Et après l’examen ?

L’attestation en poche, il vous reste une autre preuve à fournir : le niveau B2 en français, avec le TCF IRN, le TEF IRN ou le DELF B2. Les deux épreuves sont indépendantes, vous pouvez passer l’une avant l’autre.

Une fois les deux réunies, place au dossier de naturalisation et au dépôt sur l’ANEF. Puis viendra l’entretien en préfecture, où l’agent peut revenir sur les mêmes thèmes. Ce que vous révisez maintenant, vous vous en servirez deux fois.

Questions fréquentes

L’examen civique est-il obligatoire pour la naturalisation ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2026, il est obligatoire pour toute demande de naturalisation ou de réintégration par décret, et l’attestation de réussite doit être obtenue avant le dépôt du dossier. Seuls les candidats qui ne peuvent pas le passer pour raison de santé ou de handicap peuvent en être dispensés, sur certificat médical. Les réfugiés doivent le passer pour la naturalisation.

Combien faut-il de bonnes réponses pour réussir ?

Il faut 32 bonnes réponses sur 40, soit 80 %. Chaque bonne réponse vaut un point. Une erreur ou une question laissée vide vaut zéro.

Combien de fois peut-on repasser l’examen civique ?

Autant de fois que nécessaire. Il suffit de se réinscrire auprès d’un centre agréé et de payer une nouvelle session.

L’attestation de réussite a-t-elle une date d’expiration ?

Non. L’attestation de l’examen civique n’a pas de durée de validité limitée, contrairement à l’attestation du TCF, valable deux ans.

Sources

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